Pink Ribbon lance la campagne « Stronger Together »
« L'ignorance nuit à la santé »
En Belgique, une femme sur huit et un homme sur 1 000 apprendront un jour de leur vie qu’ils sont atteints d’un cancer du sein. Mais la grande majorité de nos compatriotes pense courir peu de risques, car la maladie n’est pas présente dans leur famille et il n’y a pas de prédisposition héréditaire.
De plus, la moitié des femmes belges ne connaissent pas suffisamment les 9 signes d'alerte du cancer du sein. Il existe par ailleurs toutes sortes de mythes et d'idées fausses qui suscitent une anxiété inutile. Cela conduit à repousser la consultation chez le médecin et à éviter le dépistage du cancer du sein. Il en résulte que, dans de nombreux cas, le cancer du sein est détecté plus tardivement, que l’impact sur la patiente est bien plus important qu’il ne devrait l’être et que les chances de survie diminuent. L’ignorance en matière de cancer du sein provoque un dangereux effet domino.
Sensibiliser davantage le public au cancer du sein et réduire encore l'ignorance qui entoure cette maladie constituent l'objectif prioritaire de la campagne « Pink Ribbon » 2026, organisée à l'occasion du Mois international du cancer du sein.
À cet égard, « Pink Ribbon » ne se contente pas de prendre elle-même diverses initiatives, mais formule également une double demande à l'adresse des pouvoirs publics et de toutes les parties prenantes de notre pays, afin de garantir que :
- que toutes les personnes atteintes d'un cancer du sein dans notre pays – ainsi que tous leurs proches – aient la possibilité de se faire dépister pour détecter les gènes à haut risque de cancer du sein. Car aujourd'hui, des dizaines de milliers de porteurs restent pour l'instant dans l'incertitude.
On estime que la moitié des porteurs ignorent qu'ils sont porteurs d'un gène héréditaire du cancer du sein.
- Les 9 signes d'alerte du cancer du sein doivent faire partie intégrante d'un plan d'action structurel visant à sensibiliser davantage au cancer du sein et à lutter contre la désinformation. Car aujourd'hui, le manque de connaissances contribue directement à l'augmentation de la mortalité liée au cancer du sein.
Méconnaissance du cancer du sein héréditaire
La grande majorité de nos compatriotes pensent qu'elles courent peu de risques, car il n'y a pas d'antécédents de cancer du sein dans leur famille.
Or, 0,3 % à 0,5 % de la population belge est porteuse des gènes BRCA1 et BRCA2 associés au cancer du sein. Dans notre pays, on estime que 33 000 à 55 000 personnes sont porteuses de l’un de ces deux gènes, et au moins la moitié d’entre elles l’ignorent tout simplement. Ces gènes augmentent le risque de cancer du sein chez les femmes de 60 à 80 %. Ils sont à l’origine d’une souffrance incommensurable, souvent chez des femmes encore jeunes. Les porteurs de gènes héréditaires du cancer du sein courent en outre un risque accru de développer d’autres cancers (notamment le cancer de l’ovaire et le cancer de la prostate) et peuvent également transmettre ces gènes à leur descendance.
Une enquête commanditée par Pink Ribbon et réalisée par Ivox en 2025 (1) auprès de 1 000 Belges visait à évaluer les connaissances sur le cancer du sein héréditaire et la disposition à se faire dépister pour les gènes du cancer du sein avant même de développer la maladie. Il ressort de cette enquête que 60 % des personnes interrogées n’ont qu’une connaissance limitée du sujet et souhaitent en savoir plus. Par ailleurs, 80 % souhaitent se faire dépister, car cela permettrait de prendre des mesures préventives (mise en place d’un suivi intensif ou chirurgie préventive).
Comme de nombreuses personnes porteuses ne sont pas encore suffisamment informées, l'association Pink Ribbon souhaite sensibiliser davantage le public à l'existence du cancer du sein héréditaire. À cette fin, l'ASBL lancera, à l'occasion de la « Semaine du cancer héréditaire » (du 28 septembre au 4 octobre) sa nouvelle campagne vidéo « Het zit in de familie.be », dans le cadre de laquelle nous demandons au grand public, aux pouvoirs publics et à toutes les autres parties prenantes de notre pays de partager cette vidéo autant que possible … Parce que tout le monde a le droit de savoir.
Il existe par ailleurs un test de dépistage génétique, mais celui-ci n’est pas accessible à tout le monde en Belgique. C’est pourquoi l’association « Pink Ribbon » réitère son appel aux autorités belges afin qu’elles veillent à ce que toutes les personnes atteintes d’un cancer du sein dans notre pays – ainsi que leurs proches – aient la possibilité de se faire tester pour les gènes à haut risque de cancer du sein, BRCA1 et BRCA2. Pink Ribbon À cette fin, invitera tous les acteurs concernés par le cancer héréditaire à unepremière table ronde sur les « tests génétiques », qui se tiendra le 4 février 2027, à l’occasion de la prochaine Journée mondiale contre le cancer.
Méconnaissance des autres formes de cancer du sein
Le cancer du sein héréditaire ne représente que 5 à 10 % de l'ensemble des cas de cancer du sein diagnostiqués. Qu'en est-il alors des 90 à 95 % restants ?
Idées fausses et mythes
Une récente enquête (été 2026) sur les connaissances relatives au cancer du sein menée auprès de 1 200 femmes en Belgique par Ivox, à la demande de Novartis et d’un partenaire d’ Pink Ribbon(2), montre que seules 4 femmes sur 10 connaissent les symptômes du cancer du sein. Pas moins de 7 femmes sur 10 citent la prédisposition familiale ou les facteurs génétiques comme principal facteur de risque. Il s’agit là de la plus grande idée fausse. En effet, plus de 8 cancers du sein sur 10 touchent des femmes qui n’ont aucun antécédent familial de cancer du sein au premier degré (3)
Par ailleurs, ce sondage iVox (2) a également mis au jour plusieurs autres mythes :
- Ainsi, 18 % des personnes interrogées pensent se protéger contre le cancer du sein en n'utilisant pas de déodorant. C'est un mythe ;
- C'est pour cette raison que 10 % ne portent pas non plus de soutien-gorge à armatures. Fiction ;
- Et 22 % considèrent le stress comme l'un des principaux facteurs de risque du cancer du sein. Or, le stress ne constitue pas un facteur de risque avéré du cancer du sein.
Chez les femmes d'origine non belge, ces idées sont d'ailleurs encore plus répandues et les chiffres sont encore plus élevés.
Une connaissance insuffisante des 9 signes d'alerte
Environ la moitié des cancers du sein sont détectés par la patiente elle-même. Il est donc important de bien connaître ses seins et de les examiner et les surveiller régulièrement. Vous pourrez ainsi repérer rapidement tout changement. Les changements au niveau de vos seins peuvent être bénins, mais ils peuvent aussi être le signe d’un cancer du sein. C’est pourquoi il est important d’en parler dès que possible à votre médecin. Car, encore une fois, plus le cancer du sein est détecté tôt, plus il peut être traité efficacement.
En 2022, une enquête menée par Pink Ribbon (4) a évalué les connaissances de la population belge concernant les signes avant-coureurs du cancer du sein. En effet, une grosseur dans le sein n’est pas le seul signe avant-coureur du cancer du sein. Pink Ribbon en distingue 9 : outre la grosseur, il en existe donc 8 autres : une grosseur sur le sein ou sous l’aisselle, un creux dans le sein, un mamelon rétracté, mais aussi un écoulement au niveau du mamelon, une déformation du sein, une peau irrégulière ou qui pèle, ainsi qu’une rougeur au niveau du sein. Cette enquête a montré que les nodules dans et sur le sein ainsi que sous l’aisselle sont mieux connus du grand public, mais que tous les autres signes d’alerte sont méconnus de la moitié, voire plus, des femmes interrogées. Or, selon des études, 1 cancer du sein sur 6 ne se manifeste pas par une grosseur, mais par un autre signe d’alerte. Ces autres symptômes, moins connus, conduisent toutefois 1 femme sur 5 à reporter sa consultation médicale de plus de 3 mois (5).
La méconnaissance des signes d’alerte moins fréquents entraîne une tendance à la procrastination et augmente le risque d’un diagnostic tardif. En 2022, cette étude a conduit l’association « Pink Ribbon » à développer Mammoquiz.be, qui permet aux femmes de se familiariser, de manière presque ludique, avec les signes d’alerte du cancer du sein. Le Mammoquiz.be est désormais disponible gratuitement en 8 langues : néerlandais, français, anglais, allemand, espagnol, polonais, turc et arabe standard. À ce jour, la plateforme a enregistré plus de 125 929 visites et 29 274 questionnaires ont été entièrement remplis. Chaque participante au quiz reçoit un profil personnalisé concernant son risque de détecter un cancer du sein à un stade plus avancé que nécessaire, un score de risque sur 10 et des conseils personnalisés pour réduire ce risque de détection tardive. Près de 30 % des participantes présentent un risque moyen à élevé de détecter un cancer du sein à un stade plus avancé que nécessaire.
Pink Ribbon s'engagera, dans les années à venir, à continuer de faire connaître Mammoquiz.be et à encourager la participation de la population, et ce, auprès de toutes les femmes en Belgique, quelle que soit leur origine. Nous invitons les pouvoirs publics et toutes les autres parties prenantes à soutenir l'ASBL par tous les moyens possibles dans cette vaste campagne de sensibilisation.
Faible taux de participation au dépistage du cancer du sein
Un manque de sensibilisation et de connaissances entraîne généralement une faible participation au dépistage du cancer, tant pour le cancer du col de l'utérus que pour le cancer colorectal et le cancer du sein. Le dépistage a pour objectif de détecter le cancer à un stade précoce, ce qui permet d'alléger les traitements et d'améliorer le taux de survie. Une bonne connaissance du cancer du sein entraîne presque un doublement (x 1,73) de la probabilité de participation au dépistage du cancer du sein, comme le montre une méta-analyse (6).
Selon l'enquête réalisée par Ivox pour le compte de Novartis et de l'Pink Ribbon (1), plus d'une femme sur trois parmi les personnes interrogées âgées de 50 à 69 ans (qui constituent pourtant le groupe cible) ne connaît pas ou peu le dépistage du cancer du sein, ou ne sait pas exactement à qui ce dépistage s'adresse. Ce manque de connaissance est nettement plus élevé chez les femmes d'origine non belge (62,9 %) et dans la Région de Bruxelles-Capitale (62,6 %).
Le taux de participation au dépistage du cancer du sein reste faible en Flandre, où il s’élève à 64,7 %. Dans la Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie, ce taux est encore bien plus bas, car de nombreuses personnes se font dépister en dehors du programme de dépistage.
La récente étude d'Ivox (4) confirme que la moitié des femmes qui ne donnent pas suite à l'invitation le font parce qu'elles préfèrent se faire dépister de leur propre initiative, en dehors du programme de dépistage de masse. Parmi les autres raisons invoquées pour justifier la non-participation, on trouve « c’est trop douloureux », « les rayons peuvent provoquer un cancer du sein », « un manque de confiance envers les pouvoirs publics » et « le risque de surdiagnostic ». Les inconvénients de la non-participation sont qu’elle augmente le risque que le cancer du sein ne soit détecté qu’à un stade avancé. Un diagnostic tardif nécessite généralement un traitement plus lourd et réduit les chances de survie.
Pink Ribbon Campagne « Stronger Together »
Il est donc essentiel de sensibiliser davantage le public au cancer du sein et de continuer à lutter contre l’ignorance qui entoure cette maladie ; c’est d’ailleurs l’objectif prioritaire de la campagne « Pink Ribbon » 2026, organisée à l’occasion du Mois international du cancer du sein.
L'association nationale contre le cancer du sein continuera à mettre à profit son site web www.pink-ribbon.be, renouvelé l'année dernière (qui a enregistré 124 891 pages vues au cours des 12 derniers mois), ses newsletters (diffusées à une base de données comptant désormais 128 620 destinataires) et ses réseaux sociaux (portée de 3 251.183 personnes l’année dernière) afin de fournir des informations claires et nuancées sur le cancer du sein, de distinguer les faits des idées reçues et de lutter contre l’ignorance en la matière.
C’est précisément pour cette raison que Pink Ribbon lance, à l’occasion du dévoilement de son12e ruban « Pink Ribbon », sa campagne « Stronger Together ». Il s’agit d’une campagne qui misera plus que jamais sur l’authenticité et la solidarité. Ensemble, nous pouvons en effet beaucoup mieux faire face à la maladie. Veiller à ce que le cancer du sein soit dépisté encore plus rapidement et traité beaucoup plus efficacement.


Le ruban « Pink Ribbon » coûte 4 € (TVA comprise) et est en vente chez bpost (dans tous les bureaux de poste de Belgique), chez Carrefour et dans les magasins Medi-Market, AVA et MS Mode. De plus, un bracelet dérivé de ce modèle est à nouveau disponible au prix de 9 € (TVA comprise).
Lancement du site « borstkanker-meldpunt.be »
Mais tout cela ne suffit pas.
Cette méconnaissance montre qu'une campagne ponctuelle ne suffit pas. C’est pourquoi Pink Ribbon demande notamment aux pouvoirs publics et à toutes les autres parties prenantes (le secteur de l’éducation, les médias, les professionnels de santé et les patientes elles-mêmes) d’intégrer les 9 signes avant-coureurs du cancer du sein dans un plan d’action commun et structurel visant à sensibiliser davantage la population au cancer du sein et à lutter contre la désinformation à ce sujet.
Pink Ribbon À cette fin, elle lance une nouvelle initiative : borstkanker-meldpunt.be.
Qu'est-ce que cela signifie exactement ?
Des dizaines de patientes engagées, qui sont d’ores et déjà des ambassadrices de Pink Ribbon, serviront désormais de relais pour recueillir les questions et les fausses informations concernant le cancer du sein. Ils resteront en permanence à l’écoute. Grâce à eux, Pink Ribbon recueille des questions informatives, des idées fausses et des mythes sur son site « borstkanker-meldpunt.be » et recherche les réponses adéquates auprès des acteurs concernés : cliniques du sein, programmes de dépistage, caisses d’assurance maladie, diététiciens spécialisés en oncologie, etc. Pink Ribbon Elle consignera ces réponses et les présentera sous forme de textes accessibles, qui seront ensuite diffusés via ses propres canaux de communication, mais aussi via ceux de tous les acteurs concernés que nous pourrons impliquer dans cette démarche, afin de diffuser des informations spécialisées de la manière la plus large possible.
Le site Borstkanker-meldpunt.be sera lancé par l'association « Pink Ribbon » à l'occasion de la Journée internationale contre le cancer du sein, le 19 octobre prochain.
Presse
Le Dr Marleen Finoulst (rédactrice en chef de Pink Ribbon) et le Prof. Dr émérite Jan Lamote (chirurgien mammaire, ancien chef du service de chirurgie mammaire de l'UZ Brussel et président du conseil d'administration de l'ASBL Pink Ribbon) se tiennent à disposition pour fournir de plus amples informations.
Sources
(1) Enquête iVox sur la connaissance du cancer du sein héréditaire et la disposition à effectuer un dépistage génétique, réalisée par Pink Ribbon auprès de 1 000 Belges. Été 2025.
(2) Enquête iVox sur la connaissance du cancer du sein, commanditée par Novartis, en collaboration avec Pink Ribbon auprès de 1 200 femmes en Belgique. Été 2026.
(3) Cancer du sein familial : réanalyse collaborative de données individuelles issues de 52 études épidémiologiques portant sur 58 209 femmes atteintes d’un cancer du sein et 101 986 femmes non atteintes de la maladie. Lancet. 2001 ; 358(9291) : 1389-99.
(4) Enquête iVox sur la connaissance des 9 signes d'alerte, réalisée à la demande d’ Pink Ribbon auprès de 1 000 femmes en Belgique. Été 2022.
(5) Koo MM, von Wagner C, Abel GA et al. Symptômes d’apparition typiques et atypiques du cancer du sein et leurs associations avec les délais de diagnostic : données issues d’un audit national sur le diagnostic du cancer. Cancer Epidemiol. Juin 2017 ; 48 : 140-146).
(6) Baccolini V, Isonne C, Salerno C et al. Le lien entre l’adhésion aux programmes de dépistage du cancer et la culture sanitaire : une revue systématique et une méta-analyse. Prev Med 2022 ; 155 : 106927.)



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