Informations sur le cancer du sein

Martine raconte comment elle a concilié son travail et son traitement contre le cancer du sein

Dès le début, Martine met une chose au clair : chacun est différent, chaque corps est différent et chaque cancer est différent. Elle ne souhaite en aucun cas encourager les gens à retourner travailler quoi qu’il arrive lorsqu’on est atteint d’une telle maladie, d’un cancer. Pour elle, cependant, continuer à travailler pendant son traitement contre le cancer du sein allait de soi ; cela l’a d’ailleurs aidée, car elle s’était juré que ni le cancer, ni les traitements ne prendraient le dessus sur sa vie.

Elle a 55 ans lorsqu'on lui diagnostique un cancer du sein. Deux petites tumeurs qui devaient être retirées par une chirurgie conservatrice, suivie d'une radiothérapie. Après l'intervention, une mastectomie totale s'avère toutefois nécessaire. En accord avec l'oncologue, elle choisit de suivre six cycles de chimiothérapie supplémentaires afin d'éliminer le cancer de son corps le plus efficacement possible, mais aussi pour ne rien avoir à se reprocher si le cancer venait à réapparaître plus tard. Martine n'utilise jamais l'expression « sans cancer » : personne n'est jamais vraiment sans cancer.

Quand elle se rend à l'hôpital pour ses séances de chimiothérapie, elle ne s'allonge pas dans un lit d'hôpital. Elle s'installe tranquillement avec son mari à une petite table, chacun avec son ordinateur portable, pendant que la chimiothérapie lui est administrée. Dans ces circonstances peu habituelles, ils travaillent sereinement ensemble à l'hôpital.

Tout au long de sa chimiothérapie, elle a continué à travailler à 60 %, principalement depuis chez elle. C'était l'hiver, les rhumes se propageaient, il valait donc mieux éviter de se retrouver dans un bureau ouvert avec une foule de collègues. Personne ne l'a jamais obligée à continuer à travailler. Au travail, on respecte son choix de continuer à travailler, et cela lui fait du bien.

Elle veut en finir avec le cliché selon lequel les personnes atteintes d'un cancer ne pourraient pas travailler. Et elle ne comptait pas seulement travailler : elle avait aussi prévu de faire du ski, comme chaque année. Pour son oncologue, c'était la première fois qu'une patiente lui demandait si elle pouvait aller skier pendant un traitement de chimiothérapie. Surpris, mais bienveillant, l'oncologue a répondu favorablement à sa demande. « Il a juste fallu un peu de mal pour faire rentrer cette perruque dans un casque de ski », me raconte Martine en riant.

Une fois son traitement terminé, elle voyage beaucoup, tant pour ses loisirs que pour son travail. Alors même qu’elle suit encore sa chimiothérapie, elle se rend à la Grande Muraille de Chine, visite le Borobudur en Indonésie et le Taj Mahal en Inde. Avec sa famille, elle part pour New York et la Floride. Et elle recommence à travailler à temps plein.

Un an après le diagnostic de cancer du sein, j'ai subi une reconstruction avec mes propres tissus ; ce fut difficile, mais je suis très satisfaite du résultat.

Deux ans après le diagnostic de cancer du sein, un nouveau cancer a été diagnostiqué : une LMC, une leucémie chronique, mais qui peut être traitée par des médicaments. Une fois encore, Martine continue à travailler et, comme elle le dit elle-même, à « vivre ».

Elle dit qu'elle a toujours parlé très ouvertement de sa maladie à ses collègues, à ses amis et à son entourage. Mais elle n'en a jamais parlé sur les réseaux sociaux. Ce n'est que depuis peu qu'elle en parle publiquement. C'est ainsi que nous avons découvert son témoignage sous l'une de nos publications. Et nous lui en sommes très reconnaissants, cela ne fait aucun doute.

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