Informations sur le cancer du sein

Dix conseils pour un retour au travail réussi

Une proportion importante des personnes chez qui un cancer du sein est diagnostiqué chaque année ont moins de 65 ans et sont professionnellement actives. Elles restent handicapées de trois mois à plus de deux ans. Le retour au travail nécessite une attention particulière.

La durée de l'arrêt de travail des patientes atteintes d'un cancer du sein dépend de plusieurs facteurs, dont le type et le stade du cancer, les traitements (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie), les effets secondaires et l'impact physique et mental de la maladie. En cas d'intervention chirurgicale sans traitement intensif supplémentaire, la durée moyenne de l'arrêt de travail est de trois à six mois. Le plus souvent, une chimiothérapie et/ou une radiothérapie sont nécessaires, et l'on est contraint de rester à la maison pendant six mois à un an et demi. En cas de complications, de fatigue importante ou de chimio-cerveau, l'incapacité de travail peut atteindre plus de deux ans. La nature du travail joue également un rôle. Un travail physiquement exigeant nécessite un temps de récupération plus long. En outre, la politique de l'employeur est cruciale. Quelle est la flexibilité de l'employeur ? De nombreuses patientes atteintes d'un cancer du sein reprennent progressivement leur travail dans le cadre d'un processus de réintégration. Que pouvez-vous faire en tant qu'employeur et que faut-il prendre en compte ?

Dix conseils aux employeurs

Une bonne politique de réintégration augmente les chances d'un retour durable et prévient l'abandon pour cause de surmenage après une absence de longue durée due à un cancer (du sein). L'employeur peut faire beaucoup.

1. Préparation du retour : maintenir le contact et informer régulièrement de manière informelle de l'évolution de la situation.

2. Discuter des besoins et des souhaits. Planifier une réunion avec le salarié et le médecin du travail pour voir ce qui est possible dès que la reprise du travail peut être discutée.

3. Montrer que l'on comprend et que l'on est conscient que le rétablissement est physiquement et mentalement exigeant. La peur de la rechute et la fatigue jouent souvent des tours à l'employé. Il en résulte des problèmes de concentration.

4. Si possible, un démarrage à temps partiel est souhaitable. Offrir la possibilité de commencer avec quelques heures par semaine et d'augmenter progressivement.

5. Des tâches moins stressantes ou moins exigeantes physiquement peuvent aider à retrouver le rythme. Consultez vos collègues pour savoir comment redistribuer le travail dans l'atelier.

6. Soyez flexible. Tout patient atteint d'un cancer a besoin de contrôles médicaux réguliers, généralement pendant les heures de travail.

7. Sensibiliser les collègues à la vigilance.

8. Si nécessaire, il peut être utile de désigner un conseiller confidentiel.

9. Vérifiez si des ajustements ergonomiques sont souhaitables pour tenir compte de limitations physiques telles qu'un bras épais, par exemple.

10. Prévoir des réunions pour évaluer l'évolution de la situation et déterminer si la charge de travail nécessite des ajustements.

Indépendants

En Belgique, il existe de nettes différences entre les salariés et les indépendants en termes de durée et d'impact de l'invalidité. En général, les indépendants reprennent le travail plus rapidement que les salariés. Les indépendants n'ont généralement pas de revenus permanents et doivent reprendre le travail plus rapidement pour joindre les deux bouts, à moins qu'ils ne bénéficient d'une assurance invalidité. D'autre part, ils fixent souvent leurs propres horaires et leur propre rythme de travail, ce qui leur permet de commencer plus tôt un travail léger. Ils disposent d'une plus grande autonomie dans leur processus de rétablissement.

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Lecture : le manuel du cancer du sein - Anna van Wittenberghe

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