Informations sur le cancer du sein

Les chercheurs comprennent mieux l'évolution du cancer du sein à un stade précoce

Un cancer du sein sur cinq est en fait un précurseur du cancer du sein. Comme nous ne savons pas aujourd'hui quels précurseurs évoluent vers un cancer du sein et lesquels n'évoluent pas, ils sont tous traités. Grâce à la recherche belgo-néerlandaise, cela devrait changer.

Pour 10 000 diagnostics de cancer du sein en Belgique, environ 2 000 personnes sont atteintes d'un DCIS : un amas de cellules anormales dans les canaux lactifères du sein qui sont plus susceptibles d'être un stade préliminaire du cancer du sein. Le DCIS, ou carcinome canalaire in situ, n'évolue pas toujours vers un véritable cancer du sein. Néanmoins, le DCIS est toujours traité comme un cancer du sein, car on ne sait pas quels sont les précurseurs qui évoluent et ceux qui n'évoluent pas. Certaines femmes doivent donc subir tout le traitement du cancer du sein, alors qu'elles ne développeront jamais de cancer du sein. On prend le pari de la sécurité.

Des chercheurs belges et néerlandais ont mis au point une méthode permettant de mieux prédire la progression du DCIS en cancer du sein invasif. En utilisant des souris dans lesquelles ont été insérées des cellules de personnes atteintes de DCIS, les chercheurs peuvent mieux identifier les patientes atteintes de DCIS qui risquent de développer un cancer du sein. La moitié des souris atteintes de DCIS ont développé un cancer du sein et l'autre moitié n'en a pas eu. Les chercheurs ont découvert les facteurs qui jouent un rôle dans le DCIS de la population expérimentale de souris et qui déterminent s'il évolue ou non vers un cancer du sein. S'ils parviennent à démontrer que ces mêmes facteurs jouent également un rôle chez l'homme, la voie sera ouverte pour mieux prédire quels stades précurseurs se transforment en véritable cancer du sein et lesquels ne le font pas. S'il n'y a pas d'évolution maligne, le traitement du cancer du sein n'est plus nécessaire.

Hutten S, de Bruijn R, Lutz C et al. A living biobank of patient-derived ductal carcinoma in situ mouse-tranductal xenografts identifies risk factors for invasive progression. Cancer Cell 2023 (27/4).

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Peur d'une rechute après un cancer du sein

Une fois les traitements terminés, tout le monde pousse un soupir de soulagement, sauf vous, qui avez survécu au cancer. Votre corps n'est plus le même, mais surtout, parfois, la peur du retour du cancer vous envahit. Le cancer suscite la peur. Surtout la première année après le diagnostic, mais aussi plus tard, surtout lors des examens de contrôle, la peur d'une rechute se manifeste parfois violemment. C'est normal. La majorité des survivants du cancer y sont régulièrement confrontés.
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Le cancer du sein héréditaire n'est pas un scénario catastrophe, il existe des solutions

Dix pour cent des cancers du sein sont héréditaires. Cela signifie qu'il existe des gènes anormaux dans le matériel héréditaire qui augmentent considérablement le risque de cancer du sein. Les gènes les plus connus du cancer du sein sont les BRCA1 et BRCA2 (BRCA pour BReastCAncer). Ils sont transmis de génération en génération. Les hommes peuvent également hériter de ces gènes et les transmettre à leur descendance. En outre, les deux gènes du cancer du sein sont dominants. Si l'un de vos parents est porteur du gène, vous avez 50 % de chances d'en hériter.
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Sensibilisation
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Les hommes peuvent également être atteints d'un cancer du sein

Chaque année en Belgique, une centaine d'hommes sont traités pour un cancer du sein. Trop souvent, ils restent dans l'ombre. C'est pourquoi le 7 octobre est leur journée : la Journée internationale de l'homme atteint d'un cancer du sein.

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