A lire: Tombent les cheveux

 

Dans ce livre, l’auteur (Degryse Laurie) reproduit les posts du blog « vive la vie » qu’elle a écrit en 2009 lors de son cancer du sein à l’âge de 22 ans. Vécu comme une véritable initiation et évolution personnelle, elle raconte son vécu et ses émotions durant toutes les étapes des traitements : chimiothérapie, opération, radiothérapie et hormonothérapie. Avec une quarantaine de références, elle nous fait part également de ses lectures, tant sur la nutrition que sur la psychologie, la spiritualité ou l’écologie. Active dans sa guérison, elle raconte comment transformer une maladie en étape de vie pour grandir en conscience. Un bel exemple de cheminement intérieur.

 

Extrait du livre

 

Nous sommes au milieu du mois de mai, en 2009, l’air est doux, l’été se fait sentir, les étudiants sont en blocus, je suis chez mes parents pour étudier. C’est un soir, je vais me coucher après une longue journée, et là, inspiration du moment, je me demande pourquoi les publicités de prévention du cancer du sein ne conseillent qu’aux femmes plus âgées une mammographie. Je me dis en moi-même que cela peut arriver à tout âge, et je décide de me faire une autopalpation. Seulement, je ne connais pas les glandes sous ma peau, je ne sais pas si les vaisseaux que je sens sont habituels ou non. Comme je suis allongée pour m’endormir, je décide de me re

lever pour bien vérifier, car j’ai cru sentir une boule... Et là, stress ! Une boule ! Je n’en suis pas certaine, je vérifie en comparant avec l’autre côté : oui, j’ai bien une boule sous ma peau, au sein droit. J’appelle ma mère qui est infirmière et qui s’y connaît certainement plus que moi en anatomie : effectivement j’ai une boule, mais elle me dit de ne pas m’inquiéter. Car en effet, il existe dans mon entourage une personne aux seins polykystiques bénins. Cela ne me rassure pas, et j’ai un accès de panique, me voyant déjà sur mon lit de mort.

 

Le lendemain, j’essaie de ne plus y penser pour me concentrer sur mes examens qui approchent à grands pas. Mais quelques jours plus tard, ma mère me rappelle quand même de prendre un rendez-vous chez la gynécologue, juste au cas où, pour être sûre. Je prends donc un rendez-vous, un vendredi matin, juste avant l’après-midi de mon examen de management humain. De nouveau, la gynécologue se montre prudente sans être alarmiste, une réaction positive dont je l’ai remerciée plus tard. Elle me propose d’aller faire une ponction pour vérifier que le kyste n’est pas cancéreux. Je prends rendez-vous après mes examens, et, suite aux résultats, elle me sonne un lundi, directement sur mon GSM. Cela doit être important, me dis-je. Mais là, de nouveau, elle ne m’alarme pas et me demande d’aller faire un examen supplémentaire à la clinique du sein à l’hôpital Saint-Pierre à Ottignies, chez une sénologue. Elle m’obtient le rendez-vous pour le lendemain. Je me dis alors que ça doit être grave, même si à aucun moment elle ne m’a effrayée. Suite à l’examen médical du mardi, j’ai rendez-vous le jeudi soir pour les résultats. J’y vais accompagnée de ma mère. Et là, l’annonce du verdict : cancer du sein de type 3, c’est-à-dire, agressif. Tumeur de 2 centimètres, c’est-à-dire, très grosse. Il faut agir, et vite. Mais dans un an, je serai guérie. Je ne bronche pas à l’annonce. Je ne bronche pas aux explications des traitements. Mais lorsque la sénologue me décrit les effets secondaires des chimiothérapies, et qu’elle parle de perdre mes cheveux, je fonds en larmes.

 

A propos de Laurie Degryse

 

Laurie Degryse, née en 1987 à Bruxelles, a étudié les sciences humaines à l’Université Catholique de Louvain. Etant en permanence en recherche personnelle, elle aime diffuser l’information et partager son expérience. Sa passion pour l’écriture survient tôt via des poèmes, des nouvelles, un carnet intime puis de voyage. En 2003, elle a 16 ans lorsqu’elle est troisième lauréate du concours de nouvelles « Heureux qui communique » du Collège Cardinal Mercier. En 2009 elle écrit le blog sur sa santé qui draine 210 visiteurs par semaine, en 2010 un blog diffusant de l’information alternative et en 2013, sur un voyage en Australie de plusieurs mois. Donnant son avis sur la situation des jeunes au chômage en Belgique, elle est publiée sur le site de La Libre en 2013. Avec plus de 200 commentaires d’internautes, elle est interviewée le jour même par les animateurs de la radio Twizz. De 2014 à 2015, elle écrit bénévolement des articles sur le vivre ensemble entre communautés en Belgique dans la revue bimensuelle « Signes des Temps », diffusée gratuitement à plus de 1000 exemplaires.

 

Elle continue d’écrire, de s’informer, de se former et propose actuellement de l’accompagnement individuel en plus de son travail au service jeunesse d’une commune bruxelloise.

 

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